L’origine du patin à roulettes et du roller en ligne.

L’origine du patin à roulettes et du roller en ligne.

L’invention des premiers patins à glace, lointains cousins des patins à roulettes, remonte selon les archéologues au paléolithique ; l’invention de la roue, quant à elle, date de plus de 5 000 ans. En 1789,Van Lede invente des patins qu’il nomme« patins à terre» (équipés de deux roues en ligne et d’un frein arrière). Puis, en 1819, le premier brevet est déposé par un Français, M. Petibled. Ses patins ont des roulettes en bois, en métal ou en ivoire. Ils sont montés sur la chaussure ou garnis de courroies. En 1823, L’ Anglais Robert johnTyers invente des machines à fixer aux chaussures dans le but de se déplacer ou de se distraire qu’il baptise « Volito » (en latin : je voltige). Le brevet décrit un patin à cinq roues en ligne dont les points de contact sont disposés sur un arc de cercle : les, roues externes sont plus petites que les roues centrales, toutes sont en cuivre ou en fonte. Le patin est muni d’une butée avant et d’un frein arrière. Sur le brevet figure une variante de ce modèle, à six roues, la roue arrière pouvant être remplacée par un frein.

Les patins à roulettes « cingar »

Garcin invente de son côté en 1828 les patins « cingar » (ainsi baptisés pour former l’anagramme de son nom). Ce sont des patins qui reposent sur trois roulettes de cuivre ou de corne. Le talon est muni d’un frein en fer portant un noyau en bois. La fixation est à éclisse (tige montant le long de la jambe et se fixant sous le genou). Mais Garcin est déchu quatre ans plus tard de son brevet qui ressemble trop à celui de Petibled. En 1849 le patin de Legrand est créé. Il possède deux roues supportées par deux lames parallèles très recourbées à l’avant où elles se rejoignent. Ils sont fixés aux chaussures par des courroies. Pour les dames et les débutants, les roues sont doublées donnant ainsi plus d’assise aux pieds.

1863 marque le premier tournant dans l’évolution du patin à roulette. L’Américain Plimpton a l’idée de placer quatre roues en bois sur deux essieux mobiles. L’apparition de ces roues orientables rend possible l’exécution de figures et de virages.

En 1884, l’Américain Marvin Richardson monte les roues des patins en bois, en aluminium ou en fibre sur des roulements à billes. Cette amélioration relance la mode du patinage aux Etats-Unis puis en France et en Angleterre. De grandes patinoires sont construites.

De nouvelles roues en uréthanne sont, créées pour le skateboard en 1962. Mais, en 1979, du fait du déclin de la mode du skateboard, les industriels se trouvent à la tête de stocks importants de roues et de roulements à billes. Ils ont l’idée lumineuse de les utiliser en fabriquant des patins de randonnée. La largeur et l’élasticité des roues permettent de se déplacer sur des sols irréguliers. Grâce à cette nouveauté, le début des années quatre-vingt assiste à l’essor de la pratique du patinage à roulettes.

De nombreuses modifications au cours du temps

Avec le temps, les fabricants révisent la dimension des roues tout en conservant les avantages offerts par les matières plastiques (nylon, uréthanne, polyuréthanne). Les patineurs peuvent se déplacer sur tous types de surfaces et donc ne plus rester confinés aux seules patinoires. Ces roues présentent d’autres avantages encore : adhérence, élasticité, robustesse et silence. Elles vont permettre de développer de nouvelles formes de patinage (outre les anciennes disciplines fédérales) comme la dance, la randonnée, le roller acrobatique.

La réapparition timide de patins à roues alignées tels que le biskates (aux Etats-Unis) ou le Triskates (Grande-Bretagne) intervient aux débuts des années quatre-vingt.

La mode du patin in line aux Etats-Unis est lancée par Rollerblade en 1989. Brennan Olsen et Scott, deux hockeyeurs sur glace de Minneapolis, s’inspirent du design d’une chaussure de hockey sur glace pour créer le premier roller en ligne moderne. Ils baptisent leur patin « Rollerblade », donnant naissance à la marque N° 1 du marché.

1993 est l’année du lancement par Rollerblade sur le sol français du patin inline monté sur une copie de chaussure de ski. D’autres marques arrivent bientôt sur le marché et concurrencent le pionnier américain. 1996 voit l’arrivée des chaussures souples (soboots) qui révolutionnent le petit monde de la glisse urbaine. K2 dépose un brevet qu’on croira d’abord incontournable et oblige ses concurrents à rivaliser d’ingéniosité pour présenter eux aussi des patins souples. En 1997, le constructeur Hypno donne corps à un rêve futuriste en lançant le concept des platines amovibles (le step-in). Parallèlement, de nouvelles marques de fabricants de chaussures de ski rentrent dans la course (Tecnica, Salomon, Rossignol). On assiste encore à l’arrivée des platines articulées et à absorption de choc. De grandes marques de chaussures de sport s’intéressent au marché du roller … La plupart des fabricants proposent maintenant avec certains modèles haut de gamme des roues équipées de chambres à air.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *